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pala canard (suite)

 

DES EDITIONS "VIVA LA PALA"

LE PALA CANARD

PRESENTE

LE TOURNOI DFS 2006

TRINQUET DE PARIS

8ème EDITION

BALINE

Jeudi 09 novembre 2006

Jaladaï dit le Rétiaire - Sageau dit Frère Jacques ou Super Samaritain 30
Munari dit l’Organe - Faria dit Francisco ou l’Abbé 20

Munari - Faria 30
Devaud dit l’Arbalète - Laurès dit l’Auréole ou « Laurès hélas, c’est là qu’est l’os ! » 27

Jalady - Sageau 22
Devaud - Laurès 30

Une première pour la rédaction qui donne les scores avec les présentations de parties et vous demande de bien vouloir l’en excuser. En effet, pour tous les amateurs de sensations fortes et de résumés haletants, et il y en a de plus en plus, vos frasques sont dorénavant connues au-delà de l’Atlantique, ainsi à Bahia, par exemple, ou dans n’importe quel endroit do Brasil où ira se promener l’Errant. Merci à toi, cher Maurice de bien vouloir colporter ces rumeurs du vieux Continent... A ne pas confondre avec évacuer les humeurs de l’incontinent. Des résumés haletants, donc s’il en est (c’est vachement dur de se concentrer en imaginant l’As qu’est Naze entouré de fesses mangeuses de strings sur une plage de sable fin) où les résultats sont généralement à la fin des commentaires. Vous trouverez que cela nuit au suspense et vous aurez raison, nous en sommes conscients ; mais cette présentation faisait partie d’une atmosphère osmotique, d’une « homo-généité » que nous avons ressentie lors de notre arrivée dans l’antre des diplodocus du soir. Bon, d’accord, le pauvre journaleux chargé de couvrir l’évènement avait fait le maximum pour pouvoir assister aux échanges. Mais comme beaucoup d’espèces méconnues, il est extrêmement difficile de les voir évoluer en milieu naturel, c’est pour cela que la rédaction, ne voulant commettre aucun impair, à part si cela est déjà fait, tient à préciser que les résumés qui vont suivre ne sont que les fruits issus des élucubrations douteuses mais extrêmement sympathiques et parfois même lucides de ces mêmes longs coups et grandes queues du soir ; des commentaires que seul une rédaction ne craignant aucun relent de fétidité et n’ayant que son devoir en tête, saura vous livrer !

UN JOUR, CHEZ QUELQUES JURASSIQUES.

Que Maître Jean-Marc pardonne à la rédaction cet écart dans la présentation des joueurs. Elle ne voulait pas froisser sa fragile sensibilité mais plutôt mettre en « musique » ce nom chantant, dont le porteur n’a d’égale classe que sa divine proportion. Jean-Marc n’a cependant pas que des qualités. Selon les dires d’un de ses proches compagnons, il aurait un peu de mal à comprendre les stratégies mises en place avant la partie. Il va sans dire que le journal ne dévoilera pas ses sources. Une bonne qualité de but lui permit avec M. Do de gagner leur deuxième rencontre. Pour la première, une faillite collective, conjuguée à une « grosse » présence adverse devant, avait mis à mal tout espoir de victoire, le carreau de Jean-Do n’étant pas assez affûté pour gagner deux parties le même jour. A noter tout de même que cette surprenante équipe aux talents aussi divers que rares, pourrait se permettre grâce à ses scores singuliers d’affoler n’importe quels pronostiqueurs. Battre Maître Jacques n’est jamais une chose aisée.

En termes de divine proportion, nous avons également une pointure, voire une contradiction vivante. La nouvelle silhouette de fashion victim du joli Luis Munari, contrastait avec sa voie de ténor. Un relookage, façon John Deere, mettait en valeur une plastique toute nouvelle ; la rédaction avait devant les yeux, un homme neuf. Mens sana in corpore sano et quinze kilos de perdus, devait-être la devise de ce phénix ; un oiseau fabuleux renaissant de ses cendres, buvant un vin coupé d’eau, ne demandait qu’à s’exprimer sur la canxa. Avec lui, ou plutôt derrière lui, Francisco le classieux à l’allure impeccable. Ces deux-là allaient très bien ensemble et, depuis pas mal de temps, gardaient dans leurs traits un aspect apparemment immuable. A croire que les années n’ont pas de prise sur les preux. (A ne pas confondre avec le garagiste du coin, qui lui, durant l’année à des prix sur les pneus). Ouais bon, ça va ! Concernant leur partie perdue, la force à l’avant confiait au journal qu’il soupçonnait, de la part de son arrière-garde, une perte de moyens beaucoup plus psychologique que physique lorsque Brother Jack lui était opposé. Ce qui avait occasionné dès le début de la rencontre quelques points facilement concédés qu’ils ne purent jamais remonter. En revanche pour la seconde manche, ce fut très tendu, proche, haletant et aussi serré qu’une partie de puceau, avec en sus de l’émotion à fleur de peau. Une belle rencontre de charmants personnages. Vous comprendrez mieux maintenant, le souci de discrétion du journal quand à ses sources.

A l’instar du seigneur sombre de la canxa, Vadorberry, précieux guerrier de l’espagnole, il y avait également son homologue à baline ; un autre valeureux guerrier mais lui dans un style radicalement différent. Autant Vador n’économise pas son effort sur la canxa, autant le guerrier Jaladaï, dont le retour était attendu, défendait âprement le seul mètre carré de surface qu’il avait les moyens d’occuper dans le seizième arrondissement ; celui de devant et à coté du filet. Notre gladiateur rétiaire avait pour but de défendre ce mètre carré de canxa chalutesque, et surtout de l’utiliser à bon escient. Un exploit qu’il a dû réaliser, tellement la rédaction en a entendu parler par le truchement accablé et résigné d’une voix qui ne saurait être confondue. L’Organe ne s’en remettait pas. Le Canard vous rappelle, tout de même, que Christian est le détenteur du trophée DFS à baline. Un titre de champion qui lui donne le droit, selon lui, à l’invective. Il ne s’en priva pas et, en un flot de haine ininterrompu, débita d’affreuses critiques sur son partenaire : M. Sageau Jacques, l’Abbé Pierre du trinquet, le Super Samaritain ; le journal ne peut faire autrement que de féliciter son investissement personnel dans l’aide aux pauvres balourds et autres pas doués pour deux sous, dont Jacques s’occupe chaque année. Et malgré ce don de soi, il en est pour le critiquer encore et toujours. En plus, on n’est jamais trahis que par ses proches. Brother Jack, cette ancienne célébrité de la canxa en avait emmené plus d’un modeste vers l’ultime consécration, c’est pour cela qu’il fait référence et qu’aux yeux du Pala Canard, il restera une légende. « Meu non ! Mon Jacquot, t’es pas un has been ! T’as toujours le teint frais et l’œil vif, ça se voit bien derrière le rideau de fumée de ta clope ! En attendant Super Samaritain et son partenaire vipérin ne purent bénéficier de la part de l’Auréole et de l’Arbalète du même état d’esprit que face au Maçon.

Trois équipes, avec chacune une victoire et une défaite. C’est à croire qu’ils se sont fait des politesses. Par le truchement du goal-average, la position de Francisco et Luis est la plus critique. L’avenir nous dira quelle décision aura pris le bras vengeur de Patrice Curutchet dit : Mickey Maousse, un autre Bon Samaritain. Ce fut une belle soirée sympathique avec dans le rôle du gouailleur Luis, entouré d’un auditoire plus qu’attentif à ses galéjades.

PMD


Mis à jour le vendredi 24 novembre 2006.