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Le PALA CANARD, Baline...suite et fin !
LE TOURNOI DFS 2006 Baline Le PALA CANARD suite et fin

 

DES EDITIONS "VIVA LA PALA"

LE PALA CANARD

PRESENTE

LE TOURNOI DFS 2006

TRINQUET DE PARIS

8ème EDITION

Dimanche 14 janvier 2007 BALINE

PREMIERE DEMI-FINALE

Luis Munari dit « Domaine Daissy Belle » - Francisco Faria dit « U Verde » Jean-Michel Sanles dit « Château Michmuch » - Christian Lemaire dit « la Flottante »

Tant de noms prestigieux et millésimés, pour cette belle demi-finale de baline, laissaient penser, à juste raison, que nous allions nous régaler.

L’affiche alléchante, comme l’est une bonne carte des vins dans un restaurant digne des plus beaux pèlerinages bourguignons ou bordelais, avait de quoi exciter les papilles. Certains noms chatoyants à l’oreille, laissaient présager non seulement une dégustation délicate, mais en plus quelques délices sirupeux qui ne manqueraient pas d’envahir de leurs parfums nos yeux, nos oreilles et nos cervelles.

Il n’y avait sur la cancha, pour les quatre terroirs, que des appellations logiquement d’origine contrôlée... enfin pour la plupart.

Une certaine tension en provenance de Christian, également appelé « Première côte Flottante » était palpable, ce dernier faisant montre d’une fébrilité toute relative, juste avant la rencontre. Son courroux, légitime ou pas, était dû au manque d’information concernant la possible absence d’un cru d’époque adverse, ce qui lui faisait monter le tanin aux lèvres. On se fermente comme on peut, n’est-il pas ?

Son partenaire, un personnage dont le plus ardent souhait est de parvenir à la seconde marche de sa fulgurante ascension, c’est-à-dire le prix Orange, s’était offert le luxe de passer une partie de sa dernière année, enfermé dans un fût de chêne. Et comme chacun le sait, cette façon de faire recharge les tanins, amplifie la robe, affine les rondeurs et développe la jambe...Hum ! Pour le galbe, faudrait quand même vérifier auprès du tonnelier. Jean-Michmuch n’avait oublié aucun détail. Il était fermement décidé à ne rien laisser au hasard, et c’est peut-être pour cela que la Flottante balisait ferme. Assis sur son tabouret de bar favori, il laissait passer l’orage de sa Côte préférée du moment, tout en laissant reposer son dépôt dans une surprenante sérénité. Fallait ni le bouger, ni le chambrer le pépère. Il était bien comme ça !

C’est alors qu’arriva l’objet des inquiétudes du Château Lemaire ce qui, du coup, le délivra, sur-le-champ, de cette malsaine tension ; un peu comme l’ouverture d’une champenoise, libère, dans son souffle aérien, les papilles des bons chrétiens le dimanche après la messe. Une deuxième communion, en quelque sorte. En tout cas, des valeurs chères, prônées par nos deux amateurs de divinités bacchanales, et oh combien ! adorateurs inconditionnels de ces nombreuses et dives alléchantes.

Luis s’était fait attendre, certes, mais comme sait le faire une belle vendange tardive. Et cela valait le coup. Une nouvelle silhouette magnifique plantée dans un petit short coquet d’où s’élançait un galbe certain. Bien embouché, il laisse en mémoire une saveur certaine, mais pour la plupart, c’est plus à travers l’oreille qu’en dégustation réelle que son charme opérait, un peu comme un robuste cep de cabernet, élevé sous le soleil de Californie, qui conserverait ses formes.

Ce produit brut et inimitable était accompagné d’une valeur, normalement sure, mais peut-être un peu fragile face aux trois cépages d’origine présents pour cette confrontation. Cette dernière valeur plongeait ses racines dans une science ancestrale mise au service d’une jeunesse sans cesse renouvelée. Une expérience pétillante qui ne demandait qu’à exploser, le moment venu.

Quelques échanges en amuse-gueule introduisaient cette partie qui s’annonçait somptueuse. Après peu de points en autant de secondes, la partie prit une tournure qui tirait au vinaigre. La chute fut aussi désastreuse qu’un verre de Haut-Brion coupé à l’eau de Seltz. Une catastrophe qui prit fin sur un score sans appel.

Que s’est-il passé ?

Francis s’était-il mit une pression trop importante ? Avait-il craint une attaque au but aussi corsée que fine ? Les fines bulles qui font la saveur de la verte grappe lusitanienne n’ont pu, hélas, crever la surface de leurs ambitions. U là là !

La vendange trop tardive s’était-elle tarie sur son cep et n’avait elle pu offrir qu’une pâle figure de robe sans couleur. Le Domaine de Belle, bien qu’amateur de saveurs du Sud-Ouest ne pouvait rivaliser sur une longue durée.

Christian, le Merlot flottant, distilla quelques services millimétrés qui ne laissaient aucune chance à l’approximation. JMS ne se contenta pas que de ramener maintes pelotes en bout de courses effrénées au ras de la ligne, mais usa du débordement ou plus exactement d’une intelligence situationnelle relativement nouvelle dans sa manière de penser les choses. Mais cela restait quand même une exécution. Pire, hélas, une parodie !

La dégustation du soir au trinquet de Paris, eut fortement goût de bouchon. Pour une demi-finale de baline et un plateau de choix, la saveur attendue de millésimes anciens ne fut que déception. L’enseignement à retirer de tout cela est peut-être qu’il n’y a aucun enseignement à en retirer. Ou alors la rédaction ouvre une tribune libre et invite ceux qui le souhaitent à débattre sur le sujet. (11/35)

ESPAGNOLE

Memes - Place Dupin - Métral

Au moins dans la demi-finale précédente, les perdants ne se sont pas fait trop d’illusions. Tandis que là, on croyait rêver ! Un début de partie à l’avantage des gros. Ils eurent (ou hures tant ils sont cochons) même jusqu’à douze points d’avance, avant de voir leur écart fondre comme neige (ou saindoux) au soleil, pour être finalement coiffés au poteau. Un scénario catastrophe pour les uns, un miracle pour les autres...A moins que... Jérôme et Quentin avait mis du temps pour se régler, mais avec le retard qu’ils avaient, ils n’auraient jamais dû revenir au score et encore moins gagner, devant des joueurs sérieux. Cela aurait été inconvenant...A moins que ... La rédaction aimerait vérifier quelque chose. Et oui, c’est bien ce qu’elle pensait. Monsieur Sanles, n’espérez pas revoir de si tôt votre ex- employé, Lolo Métral ! Aux dernières nouvelles, il serait allongé sur un transat sous le soleil des Bahamas entouré de créatures hallucinantes. Le prix de la trahison. Bon, après une seconde déconvenue, la seule chose dont sont certains les deux gros, c’est qu’il n’y en aura pas de troisième. (30/28) Le journal souhaite une bonne continuation à Quentin.

BALINE

SAMEDI 3 FEVRIER 2007

FINALE

Christian Lemaire dit « Apollonius Butator ou l’Immaculé » Avec Jean-Michel Sanles dit « la Trinité ou une finale, sinon rien ! »

contre

Pascal Wagner dit « la Hyène alopécique ou le Ricaneur glabre » Avec Pierre Pousson dit « Alien, la résurrection, ou Balboa, le retour »

AVANT-PROPOS

Illusion et vérité

Contre toute attente, les courriels des différents protagonistes de cette finale ainsi que ceux des participants à ce huitième tournoi, restèrent muets. En effet, au cours de la précédente édition, un florilège d’échanges en tous genres et surtout de haute volée marqua le début des phases finales. Cette année point de mots ni d’humeurs. Un régal de courtoisie et de fair-play ponctué de quelques « après vous, je vous en prie » de « laissez, c’est pour moi » ou encore d’autres « que puis-je faire pour vous ? » faisait foi et loi. Etait-ce un rêve « so British » ? Ou un cauchemar latin !

En tout cas, cela méritait une enquête que la rédaction allait mener de ce pas. Ce qui va suivre n’engage que le journal. Après moult recoupements et fines déductions logiques, notre service d’investigations a conclu que ce retour à l’esprit digne du baron de Coubertin était dû à un seul et unique homme. ─ Ho ! Fit l’assemblée virtuelle des joueurs sensibles à ce genre d’évènement, dites-nous vite, Maître Gazette de quel saint homme il s’agit ! ─ Paix et patience, jeunes padawans (élèves Jedy). Réfléchissez à vos paroles et vous comprendrez que la vérité est ailleurs. ─ Oui, hélas ! Il n’y a aucun saint homme au trinquet de Paris. Si vous prenez la peine de confronter les joueurs de l’édition précédente à baline et ceux présents sur la canxa cette année, vous trouverez, grâce à vos yeux habiles et entraînés à débusquer la filouterie, qu’un détail, digne de l’inspecteur Colombo et habilement dissimulé par un subterfuge houdinesque, était responsable de cette soudaine et surprenante fièvre de bonne volonté sportive.

Quel subterfuge ?

Celui d’avoir fait parler de lui dans une polémique de début de tournoi et également de se faire entendre lors de la dernière journée, c’est-à-dire la finale, sans jamais avoir joué une seule partie.

Ce qui veut dire que le coupable de cet évènement s’est plus fait remarquer par son absence que par sa présence.

Grâce à cela, point de mots grivois, d’allusions suspicieuses ni de verbes déplacés qui auraient pu mettre un peu de demi-sel dans les nouilles de plus d’un fervent amateur de polémiques subversives ou d’un journal à caractère populaire.

Un coup de génie !

Un escamotage dans les règles de l’art qui le faisait participer virtuellement à l’introduction de ce tournoi sans en subir le développement, tout en assurant par son absence, une certaine idée du fair-play.

Illusion...

Mais dont il allait savourer la conclusion et la soirée avec une envie véritable, une gouaillerie sincère et surtout un désir partagé par tous. Enfin... La Gazette le suppose.

Ce personnage noble, que tout le monde devrait avoir reconnu, s’est élevé seul sur le zinc de sa notoriété. Un des fils spirituel de la sainte Louve latine et grand maître du Conseil, il se nomme Romulus Garius de Bistrus.

Vérité...

INTRODUCTION

De 16:00 à 17:00

Arbitre de la partie : Remus Sagus : autre fils spirituel de la Louve latine, qui cultive la particularité peu commune d’aimer les causes perdues. Remus serait en quelque sorte l’abbé Pierre du tournoi DFS. Oui, Messieurs ! Voyez dans ces mots une bonne action envers quelques démunis qui, par chance et talent, se retrouvaient vainqueurs de ce même tournoi. Sauf pour un ! Mais comme dirait le sage...Malheureux aux jeux ...

Une victoire facile de l’équipe de France de rugby face à l’Italie, auréolait l’ambiance insouciante et joyeuse de cette fin d’après-midi du 3 février 2007. Cette même auréole qui devait, un peu plus tard, luire sur le sommet... sportif que représentait la finale à baline du tournoi DSF.

16h01...tictictictic...etadenac !

Présentation :

Suite à un périple toulousain avec tout ce que cela peut éventuellement comporter, La Hyène au verbe aussi certain que l’est sa vocalise, s’était affûtée les sens sur une épreuve truffière de classe mondiale en Corrèze et qui demandait, pour un limier de sa catégorie, une concentration optimale. C’est-à-dire à l’opposé de la complète décontraction que devait susciter la saucisse précédemment citée.

Pascal sort avec grande peine de quelques meurtrissures et le début de sa convalescence est récent. C’est pourquoi le rire sarcastique de la Hyène était tari en cette fin d’après-midi lorsqu’il pénétra dans l’antre du jeu, avec un faux air de chien malade à la truffe moins sèche que gorgée d’odeurs inoubliables.

Attention, il ne faut pas oublier qu’il dispute sa première finale d’une discipline qu’il n’a quasiment jamais pratiquée. Soit, c’est un surdoué, soit l’art est facile, tout comme les adversaires rencontrés jusqu’alors.

16h15 ...tictictictic...

Tel un paisible...reposant autant sur sa chaise que sur sa belle humeur, Pierre Pousson ressemblait à un tableau de Vermeer : l’agréable sensation lumineuse de bonheur que procure la fierté d’une victoire du XV national se reflétait sur son visage. Une œuvre que l’on aurait pu appeler « Le Miraculé, priant au bar » ou « Soubiburu ».

Revenu de la grotte vaux vert ou de son copain le diable, il avait la ferme intention de couronner son retour par quelques parties bien négociées. Ce qui fut fait, au-delà même de ses espérances. Une place en finale, avec un partenaire « novice » à baline, n’était pas pour lui déplaire ; au contraire. « Il n’y a pas de plaisir sans risque » se complaisait-il à penser, à juste raison. L’homme qui valait la peine d’être connu, revenait en scène. Plus qu’un retour ?

16h30...tictictictic...

Apollonius Butator, contrairement à ses précédentes prestations qui l’avaient vu prendre confiance dans quelques aplombs subversifs de demi-finale et prôner le non-respect de tout ce qui pouvait lui sembler « italien », se recueillait seul ou presque, dans la salle (du bas du café de la rue des Martyrs ?) de restaurant à l’entrée du trinquet.

Se concentrait-il, pour la lutte finale ? ( groupons-nous et demain ?)

Tel un moine errant et distillant auprès des rares oreilles en mal de bonnes paraboles et prêtes à se rassasier de charmes sauvages, quelques anecdotes aussi truculentes que savoureuses, il persiflait la bonne parole de l’Immaculé. Certes, il s’agissait là d’un recueillement qui, nous l’espérons, allait déboucher sur sa fameuse et alerte fougue de gaucher surdoué.

El Pibe de Oro du but. Mon Dieu, faites surtout qu’il ne le sache pas !

16h45...tictictictic...

Ah oui ! A propos du Céleste ! Nous avons failli oublier la divine trinité. JMS ; Jésus, Marie et le Saint esprit. Comme le dirait un célèbre canard d’Outre-France, « le destin du Divin Oint avait joint » ses espérances. Une place en finale, avec devant lui, le gaucher au charme famélique... maléfique, pardon ! Une deuxième finale en deux ans, couronnée d’un prix, l’an passé, qui devait être le premier d’une longue lignée de reconnaissances suprêmes. En effet, une fois le prix Citron acquis, la vallée des trophées s’ouvrait devant son insatiable appétit. Point de mots, ni d’humeurs. Il avait retenu le sage maxime de Garius Bistrus. Mais rien ne l’empêchait de distribuer aux infortunés qu’il rencontrait, son hommage personnel : l’extrême-onction. « Merci d’être venus, messieurs... la prochaine fois, peut-être ! ».

Il avait appris, tout à la fois, la combativité, l’adversité et la classe. Les quelques personnes qui ont eu la chance d’avoir une imposition de ses mains en ont certainement gardé un souvenir gravé « ad vitam aeternam »

En serait-il autant de leurs adversaires de ce soir ? Car aujourd’hui, en face, ce sont les diables !

16h 59...Tictictictic...17h 00

DEVELOPPEMENT

De 17h à 18h

Dans la fraîcheur des sièges congelés des tribunes du trinquet, la plupart des supporters s’était, d’une manière incompréhensible, massés tout autour et très près de Jean-Louis dit gueule d’ange. Il devait certainement dégager une inconcevable ferveur communicative voire quelques phéromones inconnus dont tout le monde voulait profiter. Paradoxalement, il régnait sur la canxa, pendant les échanges d’échauffement, une tension palpable qui se rapprochait plus d’une prise de distance que d’une scrutation des forces en présence. Un petit reproche, cependant, que la rédaction fera à Michmuch, concernant son manque de respect quant aux coutumes vestimentaires d’une finale de pelote. Aucune excuse n’est valable pour un joueur qui accède à n’importe quelle finale de pelote, et qui n’est pas capable de se présenter de blanc vêtu du col aux pieds. Surtout si l’on connaît l’attachement de ce dernier pour les us et coutumes du pays.

Messieurs les supporters et jurés vous en prendrez note !

Lorsque Remus pénétra sur le sol sacré, la tension artérielle des finalistes, en augmentation constante, se hissait au niveau maximal et donnait la désagréable sensation du « faut qu’j’assure un max, sinon ... ».

17h14...retiticticitic...

Un début de partie tonitruant des apostoliques. Maniant leur pala comme des instruments de châtiment, ils infligeaient à leurs adversaires une leçon évangélique de suprématie. 5/3 puis 8/3. Au cours de ces échanges La Hyène, si accrocheuse d’habitude, semblait avoir laissé sa hargne plus dans ses chaussettes que dans sa truffe. A l’avant, une excellente présence d’Apollonius était secondée par une pression incessante de Michmuch sur Balboa. 10/3 puis 13/5. Une timide rébellion de ce dernier les remettait dans la course. Malgré l’avance de leurs adversaires les diables essayaient de ne rien lâcher. 15/9. Une petite fébrilité passagère de JMS lui fit prendre conscience qu’ils ne devaient plus faire confiance au hasard. 19/10.

A ce moment de la partie, les échanges évoluaient d’une façon plus équilibrée. Le problème pour tous ceux qui assistaient à cette rencontre, assis sur la tête de Jean-Louis, était un sentiment désabusé de partie, hélas, jouée.

Le suspense semblait mort. Mickey Maousse, ancien vainqueur de ce même trophée, l’an passé, se tourna vers le Rouquin et lui avoua d’un air contrit que les dés étaient jetés. 28/20.

Cependant. Depuis quelques points, l’hagard regard du Ricaneur semblait se disperser dans les tribunes à la recherche... d’on ne sait quoi.

Depuis quelques points, une litanie désespérée tintinnabulait aux oreilles des quelques supporters, présents à ce moment.

Depuis quelques points, trois paires d’yeux cherchaient à lui redonner l’espoir et la volonté de se battre. Et l’homme perdu retrouva son chemin.

17h 35...tictictictic...

D’une fine pelote au ras de la ligne que Jean-Michel ne put ramener, Pascal ramenait le score à sept points d’écart. Pierre à l’arrière et Christian à l’avant soufflaient, éructaient, ahanaient, haletaient, cherchant leur second souffle avec une allure de combattants nobles dans une épreuve de braves.

Une nouvelle et insidieuse atmosphère s’installait et de nouveaux événements prenaient tournure. Le bras de la Trinité vacillait sur son socle d’airain. Quelques points perdus sur des fautes directes n’étaient pas dramatiques mais cela donnait de l’air à leurs adversaires.

Tous les spectateurs se remirent tout d’un coup à espérer un dénouement inimaginable, et, d’un seul et même soupir, ils se libérèrent de leur déception première. Ce qui permit à Jean-Louis également de respirer. Un ou deux points perdus n’hypothéquaient pas la victoire mais sept points donnés presque d’affilée, reflétaient une perte de confiance et conduisaient à une situation délicate, aussi fragile que révérée par la foule en délire dans les tribunes : le capital confiance des favoris de la partie était entamé. 29/28.

En grands seigneurs de la canxa, ils remirent le couvert, espérant ainsi, asphyxier pour le compte, les deux impudents à bouche de braise qui leur tenaient la dragée haute. 32/28.

Apollonius se battait bec et ongles, mais surtout ongles. Sur son front, quelques admirables gouttelettes de sueur dont la beauté n’avait d’équivalence que la finesse des traits qu’elles parcouraient... perlaient et glissaient telles des effarouchées, hésitantes quant au chemin à suivre pour finalement se jeter, éperdues, dans les affres de « plocs » ignorés de tous. Etait-ce une parabole ou une balistique de l’Immaculé ?

Dans le même mouvement, son partenaire, sous le joug de la Trinité, démenait son impressionnante musculature, reflétée à loisir dans la vitre à droite pendant le but, comme un beau saint, pour dicter sa bonne parole à ces chiens d’infidèles.

Deux manières de faire pour un même résultat. Quelle classe !

Mickey Maousse, n’en croyait pas ses yeux, il regarda le Fox et lui dit : ─ C’est une superbe finale ! Une bataille rangée se mettait en place. Les spectateurs, debout à chaque point, donnaient un chœur invraisemblable au spectacle. 32/30.

Deux autres points marqués par La Hyène et Balboa, qui les menaient à une première égalité à 32, mirent les tribunes sens dessus dessous.

On récupéra Jean-Louis de justesse, encore une fois au bord de l’halètement et non point de l’allaitement... Même si avec un peu d’imagination on aurait pu penser que...

Mickey, tirant soudainement le Goupil un peu rêveur, par le col, lui dit : ─ C’est là où le fameux « money time » prend toute sa valeur !

Christian, se sentant encore quelques forces morales et physiques, fit causer « Apollonius ». Deux nouveaux points de maître à son actif, remettaient, non seulement, les diables à distance mais, en plus, faisaient saliver les apostoliques en leur donnant le goût de la victoire par une première novia. 34/32

Encore une fois, la connexion magique eut lieu. Un regard... Un point serré... Et les montagnes bougèrent.

Soubiburu Pousson mit le feu aux poudres en allumant une mèche assassine au ras de la ligne. 34/33

Grâce à une petite merveille de pan coupé aussi meurtrier que le point précédent, La Hyène aux babines retroussées et aux crocs retrouvés, remettait les deux équipes à une égalité parfaite à novia. 34/34

17h59...tictictictic...

Un silence de cathédrale s’était soudainement imposé. Le temps paraissait suspendu à ce dernier point. Un but...Un retour... Les tribunes explosèrent, en même temps que trois paires d’yeux humides. Mickey Maousse dit au Renard, ─ C’est une partie d’anthologie ! Une rencontre qui restera à jamais gravée dans les mémoires des privilégiés présents ce soir-là.

─ Hé, ho ! Comme dirait François le Béarnais. Mais c’est qui qu’a gagné ? ─ Le sport, monsieur ! Pour le reste, il fallait être là !

Merci à Jean-Louis pour son active participation à cette finale. Merci également à Francis Faria pour avoir respecté avec exactitude l’heure de l’apéro. Merci à Jack Bauer.

Tictictictic...18h 00

CONCLUSION

La remise des prix présentée par l’incontournable Bistrus, fut un moment de pur bonheur. Même l’As Qué Naze fit sa petite rancunière, en adressant à JMS, le prix très courtisé « Je me voyais déjà » accepté avec humour par la Trinité. D’ailleurs, la rédaction se demande si ce prix pourrait être un peu comme la Calcutta Cup, un trophée qui ne récompense qu’un des deux joueurs. Reprenant une autre célèbre chanson mondialement connue, Maître Do nous gratifia de sa sempiternelle remise en cause. Comme d’habitude. Mais cette année avec peut-être plus de raisons que la précédente.

Hélas pour lui, l’objectif suprême de Michmuch lui avait échappé aussi sûrement qu’un savon mal contrôlé en milieu aqueux. Une déception.

Quant à La Hyène et son Alien de base, ils avaient conquis de haute lutte une superbe victoire. Gloire à eux, qui siègent au plus haut du Panthéon des vainqueurs du tournoi DFS. La rédaction citera Jean-Do pour son organisation et sa patience.

Elle citera bien évidemment, l’incontournable maître Jaladaï ainsi que sa ravissante fée Clochette, dont le charme n’a d’égal que sa simplicité, pour son omniprésence dans ce tournoi. Dieu fasse que se perpétue ce tournoi dans sa plus belle tradition.

Merci à tous les joueurs et publics pour avoir fait vivre cette saga de l’hiver

PMD


Mis à jour le jeudi 22 février 2007.

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    28 mars 2007, par kidezaharra
    salut’ bien troussé l’article, digne de l’Equipe ! ne manquent que les photos pour l’illustrer !